Plan de casse européen des bateaux de pêche :

RECONQUÊTE dénonce la reculade permanente et une absence de vision

PARTIS POLITIQUES

7/28/2023

Un énième plan de casse des bateaux de pêche est proposé aux professionnels, suite au Brexit. Au-delà de l’effet d’aubaine, c’est un nouveau coup porté à la Bretagne, aux marins, à notre histoire maritime mais aussi à tous les emplois indirects liés à la filière.

Il ne faut pas seulement prendre en compte les 45 bateaux bretons dont la destruction va être une nouvelle fois subventionnée par l’Union européenne mais considérer qu’ils s’ajoutent aux bateaux qui ont déjà été successivement mis au rebut dans notre pays depuis l’adoption de la Politique Commune des pêches (PCP) en 1983.

Le nombre total des bateaux de pêche français est ainsi passé de 8771 navires en 1990 à 4243 en 2019 (étude FranceAgriMer de 2020). Soit une réduction de plus de 50% de l’ensemble de nos bateaux !

C’est la France qui paye le plus lourd tribut de toute l'Europe, alors que c’est elle qui possède la plus grande façade maritime européenne. Sur les 20 dernières années, la pêche française a été durement éprouvée par les politiques bruxelloises en se voyant imposer des restrictions d’accès à la ressource, des diminutions de quotas et des interdictions de pêche bien supérieures à tous les autres pays de l’UE. Les inquiétudes de la filière suite aux diminutions des quotas de soles du golfe de Gascogne, de merlus en Méditerranée mais aussi des menaces liées aux prises accidentelles, viennent s'ajouter à ce plan de casse.

RECONQUÊTE! dénonce le peu d’intérêt des responsables politiques français pour la pêche et la faiblesse avec laquelle ils défendent les professionnels de la pêche et les emplois liés !Après 20 ans de recul, RECONQUÊTE! réclame que la France dispose enfin d’une vision et d’un projet ambitieux pour la filière :

Un plan de renouvellement et de modernisation de la flotte plutôt que des plans de casse, une véritable politique de l’innovation pour la pêche : de nouvelles technologies de propulsion, de nouveaux engins de pêche, des matériaux innovants pour la construction des navires où les filets seraient des outils puissants pour valoriser la filière, intéresser les marins et dynamiser tous ses acteurs.Il faut donner aux marins pêcheurs un autre avenir que celui qui consiste à devoir définitivement détruire leur outil de travail !


Pierre Couëdelo

DÉLÉGUÉ DÉPARTEMENTAL DU FINISTÈRE